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Du maillot Noir et Blanc à Provale, syndicat national des joueurs de rugby, des nouvelles de Victor Paquet

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Après avoir joué 36 matchs sous les couleurs rennaises, Victor Paquet a quitté le REC à l’intersaison. Désormais employé par Provale, le syndicat national des joueurs de rugby, il se confie.
REC
Yann Moison et Victor Paquet (Nassim Kechit en arrière-plan) ©Dominique Deblaise
Paquet
Victor Paquet ©Dominique Deblaise

Tu joues ton dernier match face à Trélissac avant le confinement, qu’est-ce qu’il se passe ensuite ?

Le match face à Trélissac et l’annonce du confinement sonnent la fin du bal mais je ne le sais pas encore. Quelques semaines plus tard, Yann Moison m'appelle pour m’annoncer que je ne suis pas reconduit et je le fait savoir autour de moi. Je suis désormais en recherche d’un nouveau challenge et alors en contact avec quelques clubs de Fédérale 1. Dans le même temps, Mathieu Guidicelli, avec qui j’avais joué en équipe de France Jeunes et à Mont-de-Marsan et qui est directeur adjoint à Provale, me contacte pour me parler de leur projet

Quel est le projet qui t’est présenté ?

Provale cherche à un recruter quelqu’un. Potentiellement, un individu ayant joué à différents niveaux, capable d’aller sur le terrain pour rencontrer les joueurs. Il me fait un premier topo puis j’ai une réunion avec Robin Tchale-Watchou (ex-professionnel notamment passé par l’USAP, président de Provale) et Laurent Sémpéré (du comité directeur, ancien joueur du Stade français). On a pu échanger, ils m’ont expliqué leurs attentes et ça c’est fait ainsi. Ils voulaient que je m'engage dans le temps avec eux et ça me convenait, c'est un vrai gage de stabilité. Quand tu es dans le rugby pro depuis des années, tu n’as pas de certitudes sur le long terme, que peu de visibilité. Je devais mettre le rugby entre parenthèses en tant que joueur pour pouvoir me rendre sur les différentes rencontres. Il a fallu peser le pour et le contre avec Laura (sa conjointe). Et puis je me suis dit que c’était peut-être le moment de me lancer totalement dans la vie active, c’est une occasion, j’ai toujours été porté sur le relationnel et c’est quelque chose de central dans ce métier. Je sentais que je pouvais m’épanouir en aidant les joueurs. En plus Provale m’avait soutenu après la fin de mon aventure au Stade toulousain. Le dernier élément était le fait de revenir sur Toulouse, j’y ai vécu, j’ai encore des amis très proches ici. C’était un véritable plus. C’est ainsi que je me suis engagé avec Provale.  

Quel est précisément ton job ?

Je suis chargé de mission réseau. On est quatre dans mon cas et on se partage les clubs de Top 14, PRO D2, Nationale et Élite féminines. Notre mission principale est de nous rendre dans les clubs, de discuter avec les joueurs, de leur expliquer l’importance d’être syndiqué, leur faire savoir ce que l’on peut leur apporter en terme de formation ou d’après-carrière, répondre à leurs questions contractuelles, sur les assurances… On entretient une relation de suivi toutes les semaines et puis on fait remonter les informations. En fait, chaque club a deux joueurs correspondants et on converse directement avec eux. Avec la Covid, c’est encore plus agité, il y a de nombreux enjeux pour eux. On œuvre entre la Fédération, la ligue et les joueurs


Provale est l’union des joueurs de rugby, en charge de défendre les droits et intérêts des joueurs professionnels ainsi que des joueuses,  évoluant sur l’ensemble du territoire français.


Et jouer ça ne te manque pas trop ? Pas trop déçu d’avoir manqué une préparation estivale ? 

Franchement, ça fait vraiment du bien d’avoir raté une prépa’ (rires). Plus sérieusement, je m’y suis bien fait, j’avais eu le temps de m’y préparer. J’étais un peu en surdose de pratique rugby et puis je ne pense peut-être pas avoir mis un terme définitif à ma carrière. Revoir beaucoup de joueurs que je connais dans les clubs, c’est plaisant. Passer de l’autre côté de la barrière te fait découvrir d’autres choses. Je suis issu d’une famille qui te fait garder les pieds sur terre, je savais que le rugby en tant que joueur allait s’arrêter tôt ou tard. J’avais probablement ce besoin d’entrer dans la vie active. C’est bénéfique d’avoir pu trouver une travail qui me plaît, me correspond. 

La situation n’est pas trop difficile à gérer avec le confinement ?

Ça me tarde que ça reprenne complètement. En juillet, on avait commencé à visiter les clubs et puis on devait aller au Stade français au moment où ils avaient de nombreux cas, ça a été annulé et depuis on a pour consigne de ne plus y aller. L’essentiel c’est la santé et notamment celle de ma famille. Ça va faire huit mois que je ne suis pas rentré dans le Nord. À Provale, on doit rester soudés et ne pas flancher pour les joueurs. Comme le dit Robins Tchale-Watchou, il faut rester positif et attendre que l’horizon s’éclaircisse. Les valeurs de solidarité prônées par le rugby doivent tenir

Tu restes proche du REC ? 

Je suis un des premiers supporters de l’équipe. Je devais d’ailleurs venir à Langon avant que ce ne soit reporté. Je suis content pour les gars, ils sont sur une belle dynamique, les recrues ont adhéré au projet et c’est essentiel. Je garde en tête le biniou et la galette-saucisse aussi (rires). En Bretagne, j’ai vécu de très bons moments, je m’y suis fait des amis pour la vie, Théo (Platon), Romu et Alexis (François), Ryan (Dubois) notamment… C’est le rugby qui crée ces liens, ce sport c’est vraiment quelque chose de spécial. Et ça doit continuer

 

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