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Du staff médical du REC, à celui du RCT (Top 14), entretien avec Sandrine Agricole

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Son arrivée chez les pensionnaires de Mayol, le premier match à Deflandre, Jérémy Boyadjis, Baptiste Serin ou encore Eben Etzebeth, où en est Sandrine Agricole ?
REC-RCS
Vincent Wenger et Sandrine Agricole ©Dominique Deblaise
Agricole
Sandrine Agricole ©Communication RCT

En juin dernier tu rejoins le staff médical du RCT, comment le contact se fait ? 

Pour l’anecdote, j’ai bossé pendant près de deux ans pour le RC Vannes où j’étais déjà kiné avant le REC. Lors de mon expérience au RCV, j’ai notamment rencontré Jean-Pierre Darnaud, ostéopathe du club. On s’est lié d’amitié, je peux même dire qu’il est devenu mon mentor et on a gardé contact. Je suis parti du club, j’ai monté mon cabinet et il a toujours su que j’avais apprécié mon aventure à Vannes et que bosser dans un club de haut niveau pouvait être un objectif. Depuis plusieurs mois, il me disait qu’il avait soufflé mon nom, je me disais qu’il était gentil (rires) mais que ça ne marchait pas. En fait il avait notamment parlé de moi avec Laurent Emmanueli, actuellement directeur sportif du RC Toulon (NDLR : également ancien joueur. Il cherchait un kiné, je suis allé le rencontrer avec Patrice Collazo (entraîneur de Toulon) et Didier Demori (médecin). Le feeling a été excellent et je me suis engagée avec le club mi-juin, à deux semaines du début de la préparation, laquelle démarrait le six juillet. 

Est-ce que tu t’attendais à bouger ?

Justement non, pas du tout. La proposition arrive à un moment où je me projette totalement dans mon cabinet ainsi qu’au REC. Toutefois j’étais contente qu’on puisse s’intéresser à mon profil jusqu’en Top 14 et je considère qu’on peut difficilement dire non à certaines opportunités. Ça a été un déchirement de laisser la Bretagne mais je me devais de tenter.
En tant que joueuse tu as tout connu, en tant que kiné, tu as notamment été en PRO D2 et en Fédérale 1 mais le Top 14 reste un terrain que tu n’as pas exploré alors.

Comment se passent tes débuts ? 

J’avais la pression. Je changeais d’environnement et je découvrais un club que je connaissais pas. Tu arrives, tu es isolée mais ma motivation et ma détermination à m’intégrer et à réussir font qu’à un moment donné tu avances. Je me souviens, je suis arrivée, il faisait chaud, j’avais même pas de dotation, ils m’ont donné un tee-shirt et un short et j’ai filé sur le terrain, dans la peau d’un professionnel. Tu n’as pas le temps de gamberger. Et c’est en fin d’entraînement quand tu salues Parisse, Ollivon ou Serin que tu saisis (rires). ‘’Ah d’accord’’ je me dis. Mais mon expérience en tant que joueuse fait que tu passes très vite ces moments, ça reste des être humains et mon but est de contribuer à leur forme.

Tu as déjà dû vivre des moments marquants ?

Mon premier match de Top 14 en tant que kiné est un souvenir marquant. À Deflandre, contre La Rochelle, un club mythique et surtout une atmosphère spéciale avec Patrice Collazo qui défie son ancien club, encore touché par son éviction. Premier match avec mon collègue et l’envie d’être au niveau pour l’équipe et pour Patrice. C’était exceptionnel. La rencontre face à Lyon aussi parce que je retrouvais mon collègue et ami Romain Loursac que j’ai notamment côtoyé en équipe de France. On est amis et le voir dans le camp d’en face, le kiné d’en face (rires), c’était marrant. De jolies retrouvailles. 

Qu’est-ce que ça te fait de bosser pour le RCT ? 

C’est un club particulier, tout est centré autour des Rouge et Noir. On entend beaucoup parler des anciennes gloires, de Wilkinson, de Nonu qui est revenu, de Bastareaud. La nostalgie est présente et je pense que ça crée une sorte de compte à rebours vers la gagne pour le club et ses supporters, cela peut expliquer pourquoi les matchs sont si tendus. 

Tu as déjà pu instaurer une relation de confiance avec les joueurs ? 

Bien sûr, Serin je l’appelle mon chouchou par exemple (rires). Dans ma façon de m’engager que ce soit amicalement ou professionnellement, j’essaie d’être toujours à fond, sincère, honnête et vraie. Je pense que les joueurs le ressentent. On a parlé de Baptiste, on peut même parler d’Eben (Etzebeth) qui m’a dit que je lui avais manqué à Bayonne. Je ne m’étais pas déplacée avec l’équipe car j’étais au repos. Tu vois ce gaillard qui te dit ça, c’est marrant. Malgré leurs sélections, leur célébrité, ça reste des hommes avec leurs anecdotes, leurs erreurs, leurs réussites. C’est ce qui rend ce statut de Top 14 accessible et qui fait que tu te prends moins la tête.  

Tu as rallié le RCT en même temps qu’un autre Breton d’adoption, Boya (Jérémy Boyadjis).

C’était rigolo parce que son épouse m’avait dit que c’était comme le destin. Il fallait qu’on vive cette aventure tous les deux. Je savais que son nom était dans les tuyaux avant lui mais je n’avais pas le droit de le lui dire. Quand j’ai su qu’il avait la proposition, je lui ai dit de foncer et quand c’était à mon tour, il a eu le même discours. Je suis souvent chez eux, Julie m’invite fréquemment. Je suis devenue leur confidente et inversement. Je suis aussi un soutien pour lui dans cette aventure, on peut échanger souvent, ça fait du bien. Je racontais à ma famille le parcours de Jérémy et je leur expliquais que c’était comme si mon neveu Alexis passait directement du CE1 en 6e. Il est courageux vraiment, il a vécu des débuts difficiles, il devait jouer, a eu la Covid mais a continué à travailler. Cette feuille à Bayonne récompense son boulot. Son ascension est progressive, il ne doit pas lâcher. Je suis fière de lui

Tu arrives à garder contact avec Rennes ? 

Ça a été difficile pour moi. J’ai pu quand même dire au revoir mais ça a été tellement furtif, c’est comme si tu n’avais rien fait. J’avais aussi mes chouchous à Rennes. Vinss dit le Professeur (Vincent Wenger), Gaëtan (Béraud), on se parle encore. Nono (Arnaud Le Berre), Rom ( Romain Laboudigue) prennent aussi des nouvelles. Matt (Mathieu Brignonen) est toujours là. Kevin Aparicio aussi, un coup de cœur. Mon Tintin (Martin Bertrand) aussi. Je vous suis sur Instagram (rires). J’ai Lulu, la femme de Kévin, très souvent au téléphone. Je ne vous oublie pas et je suis fière de vous. Je sais que ça le fera sportivement quand ça reprendra.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les prochains mois ?

La santé dans un premier temps. Et de toujours prendre du plaisir et de réussir à apporter soutien et professionnalisme à ceux avec qui je travaille. Je ne veux pas me projeter sur la suite, dans le monde pro, on n’est jamais sûrs de rien. Il faut tout donner. Je souhaite aux joueurs du RCT de vivre des play-offs et pourquoi pas une finale au Stade de France dans un stade plein. Que les kilomètres parcourus, les absences, l’éloignement, soient récompensés par des succès et du partage. C’est pour cela qu’on fait les choses : pour les émotions, pas pour se prendre la tête. Je voudrais aussi conclure en félicitant Tim Massicot et sa conjointe pour l'arrivée de Charly. 

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