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Nikoloz Kazalikashvili : ‘’Il faut continuer à bosser, ne pas abandonner, ne pas baisser la tête’’

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Anglet ORC - Rennes EC, dimanche 1er décembre, 15h30. Débarqué à l’intersaison en provenance de Tarbes, Nikoloz Kazalikashvili a un solide vécu en Fédérale 1. Découverte du pilier en cinq points.
RCBA-REC
Kazalikashvili raffute contre le RCBA ©JM Franié
RCBA-REC
Ulutuipalelei et Kazalikashvili en défense face au Bassin d'Arcachon ©JM Franié
-par Jean

À écouter Nikoloz, il est impressionnant d’imaginer que le Géorgien ne parlait pas un seul mot de Français en débarquant dans l’Hexagone, il y a cinq ans, tant le pilier converse désormais avec facilité. Aussi calme et discret en dehors du terrain que passionné par le combat et la mêlée une fois sur le carré vert, ‘’Nika’’, qui a notamment étudié les finances avant d’arriver en France, compte 63 feuilles de match en Fédérale 1. Portrait. 

‘’Lelo’’

Je suis originaire de Vladikavkaz, c’est à la frontière entre la Russie et la Géorgie, j’ai la doublé nationalité mais je suis d’abord Géorgien. J’ai fait de la lutte avec mon frère avant de me lancer dans le rugby au Lokomotiv Tbilissi.  J’ai joué trois saisons en senior, en D1 géorgienne. Comment était le rugby là-bas ? En Géorgie déjà, le combat a une part très importante, encore plus au Lokomotiv, une équipe réputée pour sa mêlée, ses mauls… On jouait régulièrement les play-offs, le haut du tableau mais je n’ai jamais été champion, le Lomokotiv l’a été juste après mon départ (rires). 

Son arrivée en France

Mon cousin, Davit Khinchaguishvili a longtemps joué en France (NDLR : international notamment passé par Brive et le Racing 92). Et il m’avait proposé de le rejoindre. Je suis d’abord venu en tant que simple touriste puis j’ai passé des tests et reçu des proposition de Saint-Nazaire et de Limoges. À presque 22 ans, je me suis engagé à l’USAL. Je ne vais pas mentir, les débuts en France ont été très difficiles, déjà je ne comprenais rien du tout. Ensuite, il y avait beaucoup de physique (rires) : deux fois par semaine, on avait des séances de courses et je n’étais pas habitué. C’était plus professionnalisé qu’en Géorgie et il a fallu s’adapter. Les joueurs de Fédérale 1 ont, pour la plupart, un certain bagage technique, le regard sur le jeu est différent. Ce passage de deux ans à Limoges (NDLR : 31 matchs joués) m’a offert l’opportunité de jouer en France et j’en suis reconnaissant au club et au staff. J’ai ensuite évolué à Tulle pendant un an puis deux saisons à Tarbes. Avec deux objectifs plutôt opposés, la lutte pour le maintien en Corrèze et un ambitieux projet à Tarbes. Dans les Pyrénées, on avait une grosse équipe, laquelle était il y a peu en PRO D2. On a d’abord été alignés en Poule Élite avant de revenir en Fédérale 1 ‘’classique’’. C’était un niveau très intéressant qui m’a permis d’évoluer, la Poule Élite c’était proche de la PRO D2, ça tapait vraiment fort. Si je porte un regard sur le joueur que j’étais en débarquant à Limoges et celui qui est parti de Tarbes, j’ai progressé dans de nombreux secteurs. 

 ‘’No scrum no win’’ ? 

Franchement, c’est souvent vrai non (rires) ? Et puis j’ai découvert le rugby en Géorgie donc je ne vais pas dire le contraire (rires). La mêlée est un facteur très important du jeu notamment quand les deux équipes rivalisent, sont à 50/50, la mêlée fait souvent basculer la rencontre. Je jouais surtout pilier gauche et en France, j’ai découvert le rôle de droitier. Ce n’est pas la même chose mais les deux postes sont difficiles. La mêlée est un aspect du jeu que j’apprécie énormément. Je pense qu’il faut avoir du caractère : même si tu as mal, que tu souffres, il faut tenir. Pour l’équipe et pour toi. 

L’équipe

Personnellement, je trouve qu’on a un groupe très solide, et surtout avec du potentiel. On l’a vu sur la plupart des matchs du début de saison, avec des défaites souvent courtes. Il manque un rien, des détails. Mais il ne faut pas abandonner, continuer à bosser, travailler, ne pas baisser la tête. Quand tu analyses nos rencontres, il y a du positif. Et il faut s’en servir. L’équipe doit réussir à changer la dynamique dans laquelle elle est actuellement. 

Anglet, Nantes, Tyrosse : bloc costaud

La poule est dense. Pas une seule équipe n’est facile à jouer. Il ne faut pas s’attendre à recevoir des cadeaux de nos adversaires. On doit faire l’effort, aller chercher ce que l’on veut. Sur ce bloc, ça va être compliqué mais on peut arriver à prendre des points. Je souhaite à l’équipe de retrouver la victoire et d’être en confiance. Rien n’est perdu. Les meilleurs souvenirs rugbystiques sont les matchs que tu as gagnés après avoir tout donné.

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